Le Blog de l'Herboristerie de Lyon la Croix Rousse

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mardi, janvier 24 2012

"Le cocon" par Henri GOUGAUD

Entre deux branches d’arbre dans un creux, un cocon. Un homme l’observe.

Il devine dans cet oeuf une ouverture minuscule qui ressemble à un ongle d’ecorce. Un papillon, bientôt, va naître.

L’homme le voit qui s’insinue par ce trou trop menu pour lui, et qui s’efforce, et qui s’échine, un millimètre après un autre, et qui semble tant s’épuiser qu’il s’arrête, à demi sorti.

« La pauvre bête n’en peut plus, se dit l’homme. Je vais l’aider. » De la pointe de son canif il élargit la porte étroite.

Le papillon, d’une poussée, vient au monde enfin, se délivre, mais son corps est gonflé, pesant, et ses ailes sont trop petites, elles paraissent ratatinées.

L’homme pense qu’elles vont bientôt se déployer, et que ce ventre qui se traîne, obèse, disgracieux, va perdre ce poids qui l’encombre, mais non, le papillon est informe à jamais.

L’homme ne savait pas que l’insecte, pour vivre, avait besoin de son combat, que son effort exténuant contre l’exiguité du seuil poussait le liquide du corps vers les ailes encore chétives pour leur donner leur force, leur exacte beauté, leur juste dimension.

Il avait cru bien faire, comme nous qui voulons aplanir les obstacles devant les pas de nos enfants. Ils n’en seront pas plus heureux et risquent d’en rester infirmes.

La loi de nature le dit.

Henri GOUGAUD

mardi, janvier 10 2012

Biographie de Marcel MEUNIER, herboriste diplômé

    Marcel MEUNIER est né le 30 juillet 1900 et nous a quittés prématurément en juillet 1950.

  Il entra à 18 ans comme apprenti préparateur à la pharmacie DEMARS, à MIRIBEL (Ain).

  A cette époque, on utilisait encore à l’officine de nombreux éléments de la galénique traditionnelle (teintures, cachets, pilules, suppositoires,                     potions et élixirs divers). D’autre  part, les infirmières libérales étaient rares et les piqures, pansements, petits soins d’urgence et premiers secours               étaient souvent pratiqués à la pharmacie.

  A 20 ans, à la suite d’une rupture de la rotule liée à un accident de bicyclette, il subit plusieurs interventions sur le genou par le Professeur                                TAVERNIER
              Une infection postopératoire ne laissa d’autre choix qu’une suppression de l’articulation avec une arthrodèse tibio-fémorale. Les conséquences en furent une jambe raide, raccourcie de 7cm, engendrant une importante boiterie. Secondairement, un diabète découvert peu après ces opérations nécessita des soins constants.

Après son mariage, en 1922, il continua à assurer, malgré sa nouvelle infirmité, ses fonctions de préparateur compétent et apprécié dans la pharmacie DEMARS, bientôt rachetée par Madame Alice DESCHAMPS, pharmacien. En plus de ses activités normales de clientèle, il mit à profit ses connaissances galéniques pour créer quelques spécialités et produits conseil qui eurent un certain succès auprès des médecins et des pharmaciens régionaux. On peut citer les cachets PHYDES, le PANTONAL, les pastilles St Romain, les litho-sels, le ZENOPAL, etc.

Pendant la guerre, de 1942 à 1944, il assura seul, avec la couverture légale de quelques étudiants en 4ème année de pharmacie, la gestion de l’officine et du laboratoire de spécialités.

En effet, Monsieur et Madame DESCHAMPS, résistants de hautes responsabilités, étaient recherchés par la Gestapo et durent fuir, lui en Angleterre et son épouse dans un petit village de Corrèze. La pharmacie fut perquisitionnée deux fois, sans succès heureusement ; les 100 exemplaires du journal clandestin « Franc-Tireur » que distribuait notre père étant dissimulés dans un tonneau de talc !

Ayant rendu intacte la pharmacie à ses propriétaires, après la libération, et aspirant à une indépendance professionnelle, il décida de valoriser le diplôme d’herboriste qu’il avait obtenu en 1926.

Bien que la délivrance du diplôme d’herboriste ait été supprimée en 1941 par le gouvernement de VICHY, les herboristes en exercice conservaient leurs droits jusqu’à leur retraite. En 1945, Marcel MEUNIER décida de quitter la pharmacie de MIRIBEL et acheta à Madame BERTRAND, herboriste, 1 rue DUVIARD son magasin qui avait élargi ses activités à la parfumerie et aux produits de beauté.

En même temps, il acheta à Monsieur VISNIKS, gendre de Madame BERTRAND, une petite entreprise de conditionnement de plantes médicinales en sachets de cellophane. Ces locaux étaient situés également rue DUVIARD, en face de l’herboristerie. Ces sachets étaient vendus aux pharmaciens et herboristes grâce à un petit réseau de représentants multicartes, sous la marque FLORHERBA.

C’est alors qu’il décida de mettre en œuvre la fabrication de nouets individuels de gaze pour infusions de thé, tilleul, menthe, verveine, etc. A l’époque, le marché en était pratiquement monopolisé par la marque TWININGS.

Le local initial devenant trop exigu, il loua, 3 rue RICHAN un grand atelier où secrétariat, stockage, conditionnement et expéditions pouvaient être réalisés plus efficacement.

Notre mère partageait son temps entre l’herboristerie de détail et la gestion de l’entreprise. Notre oncle et une dizaine d’ouvrières s’activaient à la fabrication. La mise en nouets de gaze n’était pas encore automatisée et une quinzaine de travailleuses à domicile avaient été sélectionnées, après un stage de formation, pour assurer une production régulière. Elles étaient payées « aux pièces » et se déclaraient satisfaites de ce complément de revenu.

Un réseau de représentants proposait ces produits aux restaurants, cafés et salons de thé. Ces débuts étaient prometteurs et l’amortissement des emprunts était en bonne voie.

Très estimé par ses confrères, Marcel MEUNIER fut nommé Vice-président du Syndicat des Herboristes.

C’est alors qu’un infarctus le foudroya en 1950 (son éloge funèbre fut prononcée par Monsieur FRIARD). La situation devint difficile.

Notre mère dut vendre l’herboristerie de la rue DUVIARD à Monsieur CHAMAILLOU et se consacra à FLORHERBA.

Avec un courage admirable elle tint l’entreprise à bout de bras, remboursa en 4 ou 5 ans toutes les dettes et la vendit aux alentours de 1966 à Monsieur BLANC, un des principaux représentants. Celui-ci l’exploita quelques années avec l’aide de sa famille.

Depuis lors, les renseignements me manquent. J’ai appris que la marque FLORHERBA est encore exploitée à MASSIEUX dans l’Ain et il serait intéressant de connaitre les différentes évolutions de l’entreprise jusqu’en 2011.

Notre père fut un homme toujours engagé, très créatif, sociable, sans cesse à l’affut d’une idée nouvelle. Sa trop brève existence ne lui a pas permis de voir se concrétiser la réussite totale de FLORHERBA.

Notre mère continua son œuvre avec efficacité et leurs vies furent, pour nous, exemplaires.


Leurs enfants : Fleury, Thérèse et Pierre

jeudi, juillet 14 2011

Citation Cherokee

Un vieux Cherokee voulait faire l’enseignement de son petit-fils en lui parlant de ce qu’est la vie.

« Il y a un combat qui se déroule en moi », dit-il au garçon. « C’est un combat terrible qui se produit entre deux loups. L’un est mauvais, il n’est que colère, envie, tristesse, regret, avidité, arrogance, auto-apitoiement, culpabilité, ressentiment, sentiment d’infériorité, mensonges, faux orgueil, sentiment de supériorité et ego.

Et puis il y a l’autre loup : il est bon, et n’est que joie, paix, amour, espoir, sérénité, humilité, bonté, bienveillance, empathie, générosité, vérité, compassion et foi.

Ce combat terrible se passe aussi en toi, et à l’intérieur de chacun. »

Le petit-fils réfléchit pendant une minute, puis demanda à son grand-père :

« Mais grand-père, lequel des deux loups va gagner ? »

Le vieux Cherokee lui répondit simplement : « Celui que tu nourris ».

 

mercredi, juillet 6 2011

Diaporama du quartier

Un lien utile pour découvrir en images l’histoire de la Croix Rousse, sa Place du Marché, la Grande Rue de la Croix Rousse, le boulevard de la Croix Rousse, le Gros Caillou et bien d’autres photos du quartier de la Croix-Rousse autour des années 1900, à une époque où de nombreuses herboristeries existaient sur le plateau et où ce qui allait devenir l’Herboristerie conseil du XXIème Siècle était encore la Droguerie DURAND qui devint PERRISSOUD, avant de changer de destinations plusieurs fois : commerce de vêtements, magasin de surgelés « TOURAGEL », salon de toilettage pour Chiens « CHIEN CHIC ». C’est en 2009, que s’ouvrit au 3 rue du MAIL, l’Herboristerie de Lyon – la Croix Rousse® :  l’Herboristerie du 3ème millénaire au service de votre bien-être, beauté et pour le plaisir de chacun de vos sens, où vous trouverez « Plantes, Herbes et Produits de la Nature, dans tous leurs états !» !
 

http://www.lyon-photos.com/diaporama/moyenne_1217.htm

mardi, juillet 5 2011

Appel à témoins

"Appel, sur l'histoire du quartier, de la rue, de la boutique, de l'Herboristerie,..."

Si vous connaissez des personnes qui ont habité la rue du Mail, qui ont eu un lien avec le local de l’Herboristerie ou un local attenant, ou si vous souhaitez témoigner de la vie du quartier.

Merci de nous contacter à l’adresse suivante: contact@herboristerie-de-lyon.com

Ou rendez nous visite afin de réunir ces informations.

Bien cordialement,                     

Les Amis de l’Herboristerie.

lundi, juin 27 2011

Chien Chic , boutique qui a précédée l' Herboristerie

jeudi, juin 23 2011

Pensée de Carl Jung

« Ce qui ne vient pas à la conscience revient sous forme de destin »

Carl Jung

Pensée de Milton Erickson

« Nous mettons dès l’enfance des limites à nos comportements. Seulement nous ne le savons pas. Nous nous croyons libres, mais nous ne le sommes pas et nous devrions en être conscients. »

Milton Erickson

Pensée venant d' Inde

"Il y a dans le corps un courant d'énergie, d'affection et d'intelligence, qui guide, maintient et active le corps et l'esprit. Découvrez ce courant et restez avec." Nisargadatta Maharaj –

cité par Laurence HEITZMANN - JANA

jeudi, mai 26 2011

" Au Faisan doré " 3 rue du mail

Il y a quelques mois, en me promenant avec mon papa et mon petit fils à la Croix-Rousse, notre quartier de toujours, nous découvrons avec étonnement qu'une herboristerie s'est ouverte au pied de l’immeuble où nous avions vécu!
Nous sommes entrés et avons fait la connaissance du nouvel occupant des lieux, Philippe DÉLAS. Nous avons bien discuté et pleins de souvenirs me sont revenus, car je suis née le 11 mai 1956 au 3 rue du Mail.
Mes parents tenaient la charcuterie "le Faisan Doré" au 3 rue du Mail, à coté de l'herboristerie actuelle. Il n'y avait donc que l'allée qui nous séparait. En effet, à la place de la boutique de Philippe, il y avait une droguerie … il y a bien longtemps … et que de bons souvenirs dans cette boutique !
Je pense que, petite fille, j’étais plus souvent chez "Jojo Durant" que dans le magasin de mes parents … et pour cause : il y avait des odeurs exceptionnelles, mélanges de savons, d'eau de Cologne, de produits que je ne connaissais pas. J'étais bien !
"Jojo" était un ami à mon père, donc j'étais une petite « privilégiée ». Je me souviens des grosses bombonnes d'eau de Cologne; il me semble qu'il y en avait 3 ou 4, et chaque fois que j'allais à la droguerie j'apportais un mouchoir (à l'époque en tissu) et la dame qui travaillait avec "Jojo" (j'ai un petit trou de mémoire pour son nom) imbibait mon mouchoir de quelques gouttes de cette eau de Cologne! J’étais si heureuse que je ne peux pas l'oublier.
Il y avait une atmosphère de plénitude, tellement de choses à découvrir, une caverne "d'Ali Baba", une autre époque,  super belle époque. L'hiver, nous venions nous  réchauffer autour du poêle qui était au milieu de la boutique. Que j'étais bien !!!!!!!
Dans cette rue, il y avait aussi de l'animation : le «laitier» et sa carriole ; le lait se vendait en bouteilles de verre, sans oublier le "pâti"  (personne qui ramassait tout ce que les gens ne voulaient plus); quand il passait il criait "ho, ho". Chose, belle aussi : les chanteurs de rue ; on leur jetait des sous depuis les fenêtres. J'allais aussi avec mon père chez "la Mère Hélène", un  bar en face des boutiques. Mon père y retrouvait ses amis, buvait une petite bière et retour au labo de sa charcuterie. Le soir, quelques fois, nous y retournions pour faire une partie de "5000", un jeu de dés; mais je ne me souviens plus des règles, et moi, petite "Mado", j'étais la mascotte de la rue, toujours dans les pas de mon papa.
Je souhaite bonne continuation et bonne chance à "Philippe" et le remercie d'avoir pu redonner vie à ce merveilleux endroit !!!
Merci
Mado (Madeleine)

vendredi, mars 25 2011

FLORHERBA: Ancienne Herboristerie à la Croix Rousse

Après avoir été créée rue DUVIARD, FLORHERBA, l'activité de conditionnement des tisanes, sous format d'infusettes, a été transférée rue RICHAN (Proche de l'Hôpital de la Croix Rousse), avant de partir à MASSIEUX dans l'Ain, en août 2001.

 

jeudi, mars 24 2011

Voix du dedans, regard du dehors, de la chaine et de la trame croix-roussienne ...

Chronique souvenir :

 

Voix du dedans, regard du dehors, de la chaine et de la trame croix-roussienne ...

 

Roger CARRASCO, vous avez ouvert votre magasin diététique à l’enseigne DIETENAT en 1978 ?

Oui, le 8 décembre exactement, sous la protection de la Vierge Marie. Pur hasard, moi qui suis a-religieux, et athée, un comble !

 

Pourquoi DIETENAT ?

Tout simplement une contraction de diététique et naturel.

Cette boutique, petite, 25 m² environ qui existe toujours (magasin de vêtements) est située au n°3 de la rue Victor FORT (1865 –1911), dépuré de la Croix-Rousse, classé à gauche dans l’échiquier politique de l’époque, ce qui me convient parfaitement.

 

Vous avez créé ce magasin de diététique?

Non, il existait déjà. J’ai acheté le pas-de-porte à une dame qui a pris sa retraite après cette vente.

Auparavant, cet espace était occupé par un tailleur et il existait, je l’ai conservé quelques années, une vitrine en plan incliné, assez profonde, où l’artisan s’asseyait « en tailleur » pour coudre ses vêtements en profitant de la lumière de la rue qui à l’époque n’était pas encore piétonne. Elle le devint après 1980.

Malheureusement, je  n’ai pu savoir ce qu’était cette boutique avant cet atelier de couture.

Mais revenons à l’ancienne propriétaire de ma boutique, une personne aimable, à la personnalité un peu particulière, qui selon moi, confondait diététique et mystique.

Une petite anecdote à son sujet : au dessus du magasin, elle vivait dans trois petites pièces, bien peu confortables, avec WC dans la cour. Ce modeste appartement était rempli, réparties au plafond de chaque pièce, d’amulettes contre le mauvais sort. Je m’empressais d’ôter tout cela.

En apprenant mon geste, qu’elle désapprouva, bien sûr, elle me prédit quelques malheurs commerciaux. Puis se ravisant, elle m’assura qu’elle prierait pour moi. Elle faisait partie d’une secte, apparemment inoffensive, chrétienne, non reconnue par Rome.

Sont-ce ses prières, mais mes premiers résultats commerciaux furent bons.

En réalité, ma réussite tient bien davantage à l’orientation nouvelle qui fut donnée à ce magasin (large choix de produits alimentaires de régime, diététique, etc ...)

Au fil des années je m’orientais davantage vers le biologique, le nutritionnel et le pré thérapeutique (alicaments, compléments alimentaires, plantes médicinales, etc ...), et surtout le conseil.

En cela, je n’étais pas un inconnu pour les habitants du quartier, ayant exercé pendant une vingtaine d’année en officine pharmaceutique.

 

Donc vous étiez fort connu et apprécié dans ce sympathique quartier ?

Connu, sans aucun doute, apprécié ... je dois le reconnaitre. Encore aujourd’hui, de nombreux anciens clients me manifestent leur sympathie, fort partagée d’ailleurs.

La Croix-Rousse était et est encore, en partie, un quartier convivial.

Au matin du 8 décembre 1978, ouvrant pour la première fois ma boutique, j’ôtais les lourds volets de bois fermant le magasin et il me vint à l’esprit un souvenir de lecture balzacien, une scène du « Chat qui pelote », pour autant je ne suis pas devenu le « César Birotteau » du commerce lyonnais.

Dès les premières semaines et mois de mon installation de très nombreux Croix-roussiens et Caluisards   sont venus dans ma boutique.

Ce rapport de confiance, d’empathie entre un commerçant et sa clientèle est fréquent à la Croix-Rousse.

En ce qui me concerne, il était sans doute plus étroit, plus intime, car concernant la santé.

 

Mais que vendiez-vous donc précisément ?

De l’herboristerie : plantes médicinales et aromatiques, en l’état et en gélules, mais surtout des compléments alimentaires, bien connus du grand public actuellement, mais qui à l’époque étaient moins appréciés et bien moins nombreux.

M’étant beaucoup investi dans cette profession, j’ai présidé pendant plus de 15 ans la diététique française où j’étais bien placé pour recueillir, sur les plans national et international, les dernières découvertes au bénéfice de ma clientèle.

Celle-ci m’a souvent sollicité pour animer des tables rondes, des conférences où le corps médical était convié, dans les centres sociaux ou les établissements scolaires. J’ai le souvenir de bonnes controverses car à l’époque les médecins ne portaient pas le même intérêt à l’alimentation ; tout cela, dans une parfaite cordialité et fort souvent, verre en main, comme il se doit à la Croix-Rousse.

 

En résumé, que de bons souvenirs de votre activité à la Croix-Rousse ?

 Oui, en creusant on peu, je pourrais trouver ça et là quelques difficultés, mais dans l’ensemble et malgré un lourd travail quotidien, je prenais le chemin de ma boutique allègrement pour retrouver canuts et surtout canuses, car la gent féminine, formait le « gros » de ma clientèle amie. Le mot « amie » n’est pas convenu, car pour moi, c’est une réalité.

 

Une dernière question, pourquoi cet intitulé « Voix du dedans, regard du dehors, de la chaine et de la trame croix-roussienne » ?

Regard du dehors, puisque malheureusement je n’ai jamais habité cet attachant quartier. En confidence, j’habite à la « frontière » sur Cuire.

Voix du dedans, car j’y ai travaillé pendant 40 ans et vécu bien des péripéties ; mais cela est une autre histoire.

Quand à la chaîne et à la trame, les Croix-Roussiens seraient vexés d’une quelconque explication.

Les débuts du « Bio » à la Croix Rousse : La Maison de l’Aliment Biologique

Année 70, cette période a vu des créateurs d’activités dans le domaine de
l’agriculture biologique et de la santé naturelle se manifester à partir
d’une prise de conscience écologique et philosophique, de provenances et de
métiers de départ très divers, comme ce fut mon cas, formation, lettres et
enseignement des langues.
La Maison de l’Aliment Biologique a été créée en 1974; l’activité de ventes
de produits naturels et biologiques avait débuté en 1972 sur les marchés (en
1973: création du marché bio de GREZIEUX-LA-VARENNE.). Au départ, l’activité
était très liée à l’agriculture et surtout consacrée aux produits
alimentaires de base collectés dans les fermes de la région ou expédiés de
la vallée du Rhône: essentiellement, fruits et légumes, produits laitiers,
pain, ...
L’ouverture du magasin a permis l’élargissement du choix de produits:
céréales, biscuits, farines, boissons, plantes, huiles essentielles, puis
extraits de plantes et compléments alimentaires, très présents en
particulier, la gamme DIETAROMA.
L ‘activité a inévitablement connu des hauts et des bas ; cependant, dès le
début la clientèle n’a pas manqué et nous est restée fidèle ; à noter que
cette clientèle provenait majoritairement d’arrondissements et de communes
éloignés, les habitants proches étaient plutôt méfiants en ne comprenaient
pas du tout ce que nous proposions; la population s’est renouvelée et
d’autres établissements et formes de commerce sont apparus.
Notre activité était très liée à une culture personnelle partagée par le
moyen de publications, conférences, associations, salons, ...
Les bienfaits de l’agriculture, l’élevage biologique, la prévention et le
maintien de la santé par l’alimentation naturelle, les plantes et les
compléments sont devenus populaires grâce aux médias à la recherche de
nouveautés plus au moins sensationnelles et nous y sommes pour quelque
chose, je veux parler de tous les acteurs de notre filière et,
particulièrement du commerce de détail en contact avec le public. Mais une
nouvelle poussant l’autre, l’important n’étant pas discerné de la futilité,
le travail d’information et d’enseignement restent à la base de notre
métier.



Pilar et Vincent GERBE

mercredi, février 9 2011

Après l'effort, le réconfort!

Pourquoi attendre et ne pas se faire du bien pendant l'effort!

Voici ce que propose ENDURANCE, la boisson d’accompagnement à l’effort ou pour la récupération des sorties longues.

ENDURANCE, de par ses composants [Badiane, Eleuthérocoque, Fenouil, Mauve, Ortie piquante, Prêle, Reine de prés], contribue au bien-être du sportif :

-       Favorise l’équilibre acido-basique

-       Soutien les fonctions d’élimination

-       Contribue au bien-être digestif

-       Renforce le système ostéo-articulaire

ENDURANCE ne cherche donc pas à se substituer aux boissons énergétiques ou d’équilibre minéral et vitaminique déjà commercialisées.

ENDURANCE se prépare avant l’entrainement ou dès son retour : Dans de l’eau bouillante, faire infuser, 1 cuillère à soupe par ½ litre, pendant 5 à 10 minutes. Boire chaud ou tiède pendant et après l’effort.

Elle a été conçue pendant l’entrainement et le parcours de 780 km entre Saint Jean Pied de Port - Baïgorri et Santiago da Compostella. Quelques précisions sur le bas de la page de http://www.le-chemin-des-etoiles.com/livre.asp

 

ENDURANCE est une HERBE 100T® distribuée par APOTHIC’HERBES®.

mercredi, septembre 1 2010

Humour ... vétérinaire?

Un vieux chanoine, entré dans les ordres à la suite d'une vocation tardive, est interrompu pendant sa conférence par un anticlérical notoire :

- " Est-il exact, Monsieur, que vous ayez commencé par être vétérinaire ? "

- " Mon Dieu, oui, répond le chanoine. Seriez-vous souffrant ? "

samedi, avril 24 2010

L'herboristerie de Lyon la Croix-Rousse apporte son concours à "X-Rousse en fleurs"

L'exposition "X-Rousse en fleurs", organisée par le Lions Club de Lyon, se tient le samedi 24 avril sur la place de la Croix-Rousse.

L'herboristerie de Lyon la Croix-Rousse apporte son concours à la tombola annuelle du Lions Club de Lyon, sous forme de bons de remise à valoir sur l'offre de l'Herboristerie de Lyon la Croix-Rousse.

Comme chaque année, l'intégralité des bénéfices, ainsi que vos dons, seront reversés à une association caritative : l'ALBEC (Association Régionale Léon BERARD pour les Enfants Cancéreux).

mardi, avril 20 2010

Du nouveau rue du Mail

Une page est tournée dans la rue du Mail: Depuis le 21 avril, CARREFOUR City remplace le magasin JOUE CLUB établi pendant 3 générations au 4 rue du Mail, tout près de la petite place de la Croix Rousse.

La vocation commerciale de la rue du Mail se renouvelle ainsi en ce début du XXIème siècle.

samedi, décembre 19 2009

La rue du Mail au XIXème siècle

C’est en 1817 que le conseil municipal de la Croix-Rousse donne ce nom à cette rue installée à la place d’un terrain où se pratiquait le jeu de mail, ancêtre du croquet qui se pratique avec un… maillet.

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La droguerie Durand de la rue du Mail : souvenirs de Mme Jacqueline Hoffmann

Cet été 2009, nous avons retrouvé sur les murs de l’herboristerie en travaux, les anciens papiers peints de la droguerie du début du 20ème siècle. Mme Hoffmann, véritable croix-roussienne, est alors passée par là par hasard et a reconnu les décors de l’ancienne droguerie, voici son témoignage :

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